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MONDE. En 2009 le nombre d’agents pastoraux tués a doublé par rapport à 2008. 25.02.2010

L’Agence d'informations missionnaires FIDES a publié le 30 décembre 2009 un rapport selon le quel le nombre des missionnaires, prêtres, religieux/ses et volontaires laïcs, tués en 2009 a presque doublé par rapport à l'année précédente. Le p. Gabriele Ferrari fait une lecture évangélique de ces statistiques.

LA MISSION
Rien ne donne plus de satisfaction que la vie missionnaire
p. Gabriele Ferrari , sx
Missionaires Xaveriens - février 2010

Le double de l'année dernière
Au début dune nouvelle année, tout le monde souhaite pouvoir dire que l'année qui vient de s'écouler c'est bien terminée et que la nouvelle année commence avec de bonnes perspectives. Nous les missionnaires avons terminée l'année 2009, avec un bilan qui peut être considéré positif, selon la logique ... du Seigneur. En effet l'année 2009 a été marquée par un record assez triste, mais qui peut être considéré comme un signe positif. Certainement il donne à penser.
La lecture d'un rapport publié le 30 décembre 2009 par l'Agence d'informations missionnaires FIDES, nous fait réfléchir. Selon l'Agence le nombre des missionnaires, prêtres, religieux/ses et volontaires laïcs, tués en 2009 a presque doublé par rapport à l'année précédente.

Ils sont 37, en 15 pays.
Le Rapport ne nous renseigne pas seulement sur le nombre exact des agents pastoraux tués, mais donne aussi certains détails. Parmi ceux qui, en mission ont perdu la vie a cause de la violence: nous avons 30 prêtres, 2 religieuses, 2 séminaristes et 3 volontaires laïcs Ce nombre, souligne l'agence di Vatican, est le double de l'année dernière et le plus important des dix dernières années.
Le continent le plus touché en cette année n'a pas été l'Afrique mais l'Amérique Latine avec le meurtre de 18 prêtres, 2 séminaristes, 2 laïcs et 1 religieuse. Ils ont été tués en différents pays, par ordre décroissant nous avons : le Brésil, la Colombie, le Mexique, Cuba, Salvator, Etats Unis, Guatemala et Honduras.
Vient après l'Afrique qui a perdu 9 prêtres, 1 religieuse, et 1 laïc, tués lors de l'accomplissement de leur mission en 4 pays: la République Démocratique du Congo, le Sud Afrique, le Kenya et le Burundi.
Deux autres prêtres on été massacrés en Asie: 1 dans l'état indien du Karnataka et l'autre aux Philippines.
Et enfin l'Europe qui a connu le meurtre d'un prêtre français: Louis Jousseaume.

261 martyrs en dix ans
L’Eglise Catholique, en cette année 2009 comme dans les années précédentes, ajoute a son martyrologe les noms de ses martyrs. Dans les années passées ils n'avaient pas fait défaut, car ils manifestent la vitalité, mais ils n’avaient jamais atteint le nombre enregistré en 2009.
Il y a eu:
20 martyres en 2008;
21 en 2007;
24 en 2006:
25 en 2005;
16 en 2004;
29 en 2003;
25 en 2002;
33 en 2001 et
31 en 2000.
Le nombre des martyrs missionnaires de ces dix dernières années nous montre que le prix payé par l'Eglise Catholique est très élevé : 261 agents pastoraux catholiques on sacrifié leur vie pour annoncer l'Evangile. Ces chiffres nous donnent à penser. Ces personnes tuées ne sont pas les victimes de l'imprudence ou de la curiosité touristique, mais de leur charité pastorale. Aucune de ces victimes se trouvait dans ces pays contre leur volonté. Aucune de ces personnes n'a cherché la mort car elles méprisaient la vie. Tous ces missionnaires ont donné leur vie par amour de Celui qui le premier à mis en jeu sa propre vie et ensuite l'a offerte sur la croix pour rester fidèle à sa mission : fidèle à Dieu et à l'humanité.

Nous sommes sur la bonne route
La lecture du Rapport nous porte à faire une autre réflexion: le travail d'agent de la pastorale missionnaire attire encore des candidats, bien que l'on dise souvent qu'ils sont en nombre insuffisant. C'est justement pour cela qu'ils prennent des risques et trouve le courage de rester à leur poste de travail.
Tout cela devrait faire réfléchir nos communautés chrétiennes, qui parfois tombent dans la tentation d'emprunter des chemins faciles et de se renfermer dans leurs propres petits problèmes et projets internes. Suivre le Christ et se mettre au service de nos frères, signifie, même de nos jours s'exposer à de gros risques. Toutefois, même aujourd'hui il y a des chrétiens et des chrétiennes, qui n'hésitent pas à parcourir cette route, même quand leur service devient dangereux.
Enfin, ces faits nous donne l'assurance que l'Eglise est sur la bonne route, celle de Jésus qui a dit: «Il n'y a pas d'amour plus grand que de donner sa propre vie pour ceux que l'on aime.»
C'est pour cela qui nous les missionnaires continuons à chercher et à appeler ceux qui désirent vivre leur vie de la façon la plus valable et sérieuse.

Rien ne donne plus de satisfaction que la vie missionnaire.

Traduction Ademis