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KINSHASA. Dette extérieure de la RDC : « L’Eglise Catholique doit s’impliquer plus ». 08.07.2010

Atelier

Atelier CIAM

Mrs Albert Mutombo et Victor Nzuzi

Mrs Albert Mutombo et Victor Nzuzi

L’antenne de Kinshasa du Centre d’Information et d’Animation Missionnaire (CIAM-KIN) a organisé ce samedi 3 juillet un atelier de réflexion sur le thème : « Congo 50 ! La dette extérieure, une lourde hypothèque sur la souveraineté nationale ».
La rencontre a débuté par une minute de silence en mémoire de l’activiste de droits humaine Floribert Chebeya, assassiné à Kinshasa le 2 juin 2010. Après une brève prière, le président du CIAM-KIN, Albert Mutumbo, a pris la parole pour rappeler l’importance de l’engagement social pour tout disciple de Jésus. A continuation, il a introduit les travaux de l’atelier en rappelant que, en coïncidence avec le cinquantenaire, depuis le 1 juillet 2010, la dette de la RDC est passée de 13 milliards de dollars à environs 2,5 milliards de dollars.
Loin de la joie naïve du Gouvernement congolais, pour monsieur Mutumbo « la réduction de la dette est plutôt une reconnaissance de la tutelle sur notre pays des instances internationales financières. Ainsi, le budget de l’Etat pour cette année n’a pas connu son exécution tel que prévu parce que le Gouvernement devraient suivre les instructions du FMI et la BM tout en négligeant les aspects sociaux, notamment le payement des salaires des fonctionnaires de l’Etat ».
Suite aux travaux en carrefour l’animateur de l’atelier, monsieur Victor Nzuzi, a insisté sur l’injustice de la dette que le peuple congolais ne mérite pas et a demandé à l’Eglise Catholique de s’implique plus sur cette question. La rencontre est finie par l’approbation des résolutions, parmi lesquelles « soutenir la pétition initiée par l’Eglise du Christ au Congo (ECC) relative à l’exigence de l’audit de la dette extérieure de la RDC ».
Aussi la recommandation de que « le Gouvernement national et l’Assemblée nationale associent la Société Civile à l’analyse de toute dette à contracter au nom de la République ».

K.B.