News

Les Amis de la Mission

 

 

 

home page Ademis

CAMEROUN. Sr. Marie Yvette Kimvunzila: «Je suis marquée positivement par l’accueil du peuple camerounais». 24.06.2010

Sœur Marie Yvette Kimvunzila

La sœur congolaise Marie Yvette Kimvunzila, franciscaine missionnaire du Sacre Cœur, travaille au Cameroun depuis 10 ans. Maintenant elle est en congé en famille à Kinshasa, non loin de la paroisse Notre Dame d’Afrique. Avant qu’elle rentre de nouveau au Cameroun, nous avons profité pour parler avec elle sur sa vocation missionnaire et religieuse.

Comment est née votre vocation ?
Ma vocation est née d’une rencontre avec les sœurs dans la paroisse Saint Alphonse de Matete. J’étais petite et l’exemple des sœurs à l’école et dans le groupe paroissial de formation me donnait envie de les imiter et de devenir un jour religieuse. Je suis partie dire à mes parents que je voulais devenir religieuse et ils m’ont encouragé.
Après mes études, j’ai connu les Sœurs Franciscaines Missionnaires du Sacre Cœur par le canal du frère Guillaume, religieux du Sacre Cœur.
C’est grâce à la sœur Francisca, que j’ai reçu les brochures pour bien connaître la congrégation. A partir de 1997 j’ai commencé la correspondance avec les sœurs et en 1999 elles sont venues au Congo pour nous rendre visite.
Suite à cette rencontre j’ai été admise avec d’autres filles congolaises pour commencer la formation à la vie religieuse au Cameroun. Nous avons fait deux ans de postulat et deux ans de Noviciat.

Après votre première profession, où aviez vous travaillé et quelle a été votre apostolat ?
Après ma première profession en 2003 je suis resté au Cameroun, à Yaoundé. J’étais au dispensaire et j’aidais les sœurs qui y travaillaient pour avoir une expérience avant d’aller dans une école des infirmiers.
Ensuite j’ai suivi une formation pastorale dans une école. Je donnais aussi la catéchèse aux enfants pour la première communion.

Quels sont les défis pastoraux que vous aviez rencontrés ?
Les défis majeurs de ma pastorale furent la différence de mentalité et de langue. J’avais de difficulté de me faire comprendre à cause de ma façon de m’exprimer, de fois quand je parlais on ne me comprenait pas. Quand je m’exprimais en français il fallait que je m’explique en patois, la langue du milieu. Des fois quand je m’entretenais avec les enfants, ils commençaient à se moquer de moi, à rire.
Pour faire l’apostolat dans un milieu pareil, j’étais obligée d’avoir un interprète.

Quelles sont les réalités qui vous ont plus marquées ?
Je suis marquée positivement par l’accueil du peuple camerounais. En dépit des difficultés inhérentes à la vie, il y a eu une collaboration mutuelle. Je suis aussi impressionnée par la joie de vivre ensemble et la solidarité au-delà des nos origines. Cependant, la division anglophone et francophone se fait sentir dans les comportements des gens.

Quels conseils donnerez-vous, surtout aux jeunes filles, qui veulent s’engager à la vie missionnaire et religieuse ?
Il faut beaucoup prier, avoir la foi, la persévérance et la fidélité. Je me dis aujourd’hui que si j’aurais été forcée par quelqu’un pour aller au couvent, je n’aurais pas résisté même un mois, mais comme c’est moi-même qui a choisi cette voie, voilà pourquoi je persévère.
La vie est difficile partout. Donc il faut suivre le Christ dans la prière, la persévérance, la fidélité et avoir beaucoup de patience.

Propos recueillis par Augustin Fene –Fene et Henri Likingi