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BUKAVU. Mgr François-Xavier Maroy Rusengo quitte le Synode des Evêques à Rome pour rentrer dans son diocèse. 09.10.2009

 

À cause de la violence persistante dans son diocèse, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo, archevêque de Bukavu a choisi, jeudi 8 octobre, de regagner son diocèse de l’est de la RD-Congo, région déchirée par les violences et où l’Église est aujourd’hui une cible privilégiée.

La communauté religieuse des frères Maristes et l’internat qui lui est rattaché ont été attaqués dans la ville de Nyangezi. Il n’y a pas de victimes mais des biens dérobés.

Déjà le 2 octobre, le presbytère de la paroisse catholique de Ciherano avait été incendié, un prêtre et un séminariste avaient été enlevés et emportés vers une destination inconnue par des hommes en uniforme puis libérés moyennant rançon.

 

Mercredi soir, le 7 octobre, Mgr Maroy Rusengo avait longuement décrit la situation très difficile de l’Église dans son pays. « Pendant que nous prenons la parole, les agents pastoraux dans notre archidiocèse sont inquiétés par les ennemis de la paix, a-t-il expliqué dans une intervention qu’il a terminée au bord des larmes. Une des paroisses de notre archidiocèse a été incendiée le vendredi 2 octobre 2009, les prêtres ont été molestés, d'autres pris en otage par des hommes en uniforme qui ont exigé une importante rançon que nous avons été forcés de payer pour épargner la vie de nos prêtres qu'ils menaçaient de massacrer. »

Selon lui, ces actions ont pour objectif de faire taire l’Église, « unique soutien à un peuple terrorisé, humilié, exploité et opprimé », alors que la violence qui règne à l’est du pays, est causée par la lutte pour le contrôle des matières premières.

« La réconciliation doit prendre en considération les causes profondes de la crise des relations qui se situent au niveau des intérêts et des ressources naturelles du pays à exploiter et à gérer dans la transparence et l'équité au profit de tous », a-t-il insisté.