
KINSHASA. La congrégation des Clercs Réguliers de Saint Paul de Barnabites rétablie dans ses droits par la justice congolaise. 09.05.09
C’est le 30 avril 2009 que la communauté des Clercs Réguliers de St. Paul de Barnabites s’est retrouvée dans la rue sur la 12 è rue Limete n° 616 quartier résidentiel au vu et au su de tout le monde après un déguerpissement forcé par les éléments de la police nationale congolaise, une grande humiliation qui a fait couler beaucoup d’ancre et de salive dans la presse congolaise.
Interrogé à ce sujet, le R.P. FABIEN MUVUNYI, supérieur de cette congrégation, nous donne la version des faits.
Depuis quelle année avez-vous acquis cette propriété et de mains de qui ?
C’est depuis le 24 juin 2004 que nous avons cette propriété en bonne et due formes des mains des héritières de la dite propriété.
Comment sommes nous arrivés à cette situation de déguerpissement ?
C’est à travers une assignation que nous nous sommes mis au courant de la décision du juge qui ordonnait la confiscation et destruction de notre certificat obtenu au service de cadastre en décembre 2005. Au lieu d’un procès normal, l’on assista à un une scène de bas étage, à la démonstration de la maffia immobilière à la ville de Kinshasa où les politiciens sont impliqués jusqu’au coup.
Finalement, on déclaré que le certificat de la congrégation est devenu inattaquable.Quelles sont les garanties que vous avez ?
A la place des garanties, je préfère parler d’espoir, car partout où j’ai frappé je savais que le droit sera dit par ceux qui en détiennent la prérogative et j’ai l’espoir que la politique laissera la place à la justice, c’est ainsi seulement que le plus faible aura un mot à dire.Avez-vous été assistés par d’autres confrères ?
Pas seulement des confrères mais des sœurs aussi : les pauliniens nous ont hébergé, l’économat a gardé nos affaires et les sœurs se sont occupées de notre nourritures, enfin nous n’étions pas seuls car tout le monde nous a assisté, j’entends ici le Nonce apostolique et l’Archevêque pour aboutir à ce résultat.Depuis quelle année êtes-vous au Congo et particulièrement à Kinshasa ?
C’est depuis 1948 et c’est en septembre 2004 que nous nous sommes installés à Kinshasa. Nous sommes plus l’Est particulièrement à Bukavu et au Rwanda où nous exerçons notre ministère dans l’enseignement et les paroisses.Un souhait ?
Je souhaite que le brigandage du genre que nous avons connu ici soit le tout dernier et que la maffia immobilière cesse de manipuler les pouvoirs judiciaires et politiques à Kinshasa. Pour compléter je dirai que le déguerpissement tel que nous l’avons connu se moque de la loi et méprise la personne humaine , le Congo ne doit pas se bâtir sur les anti-valeurs , nous en appelons à la « conscience », s’ils en ont encore une , de ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir de faire de sorte que le Congo redeviennent un pays où il fait beau vivre , un état de droit où même les plus faibles ont droit à la parole.
Propos recueillis par JK